Le temps de l'harmonie

Prévention santé - Sophrologie - Sonothérapie

Santé auditive au travail, être à l’écoute

Une première en France, l’association JNA (Journée Nationale de l’Audition) lance la semaine de la santé auditive au travail du 24 au 28 octobre à l’occasion de la semaine européenne de la santé et de la sécurité au travail. Un soutien pour les dirigeants, les médecins du travail et tous les acteurs de la santé en entreprise dans leurs démarches « Bien être et réduction du bruit ».

Pourquoi se soucier des effets du bruit en milieu professionnel ?

L’association JNA est formelle : la nuisance sonore est trop peu prise en compte dans les politiques de « bien être » développées en entreprise. Les impacts du bruit sur la santé auditive sont méconnus et sous-estimés.

La gêne sonore ne relève pas seulement des secteurs comme le BTP ou entreprise de transport comme les aéroports, près de 8 actifs sur 10 travaillant dans le secteur tertiaire se disent eux aussi impactés.

Quelques chiffres selon l’enquête 2016 JNA / l’IFOP :
. le bruit génère un état de fatigue pour 70 % des français,
. 90% des salariés déclarent que le bruit est un enjeu de santé publique,
. 50 % français subissent des agressions sonores sur son lieu de travail,
. 79% des français déclarent rencontrer des difficultés à suivre des conversations au travail en raison du bruit,
. 91% des ouvriers sont impactés par le bruit sur leur lieu de travail.

Des impacts méconnus…

Le bruit agit insidieusement sur la santé des salariés et celle de l’entreprise.

L’impact néfaste le plus visible du bruit est la surdité professionnelle, dont la portée n’est pas encore totalement évaluée puisqu’1 français sur 2 a réalisé un bilan complet de son audition à ce jour (Source : JNA).

Quant à la fatigue auditive elle est davantage sous estimée. Elle découle le plus souvent d’une exposition sonore continue au delà des seuils règlementaires (80 dB pendant 8 heures), qui engendre une usure prématurée des cellules sensorielles de l’oreille. Elle peut aussi à terme créer une réelle saturation tant psychique que physique (acouphènes par exemple) et être source d’absentéisme. En effet, elle diminue la compréhension de la parole, impacte les échanges et conversations, et peut générer dans le cadre professionnel une baisse de la vigilance avec augmentation des accidents du travail.

Réduction du bruit : une mesure de prévention santé indispensable

Réduire l’impact du bruit présente de nombreux avantages pour les entreprises :

. Gains de performance
Avant que des atteintes irréversibles apparaissent au niveau de l’oreille et des capacités auditives, se prémunir de la fatigue sonore permet aux collaborateurs en entreprise de rester vigilants, dynamiques et performants.

. Gains de qualité relationnelle
Le bruit génère des tensions humaines et du stress. Agir à la source en limitant la nuisance sonore en entreprise c’est offrir aux collaborateurs de bonnes conditions de travail mais également conserver une qualité d’écoute propice aux échanges (consignes de sécurité, conversations, transmission d’informations).

. Gains de bien-être
Le bien-être d’un collaborateur est souvent synonyme d’efficacité, de motivation et de limitation de l’absentéisme. Le contraire est tout aussi vrai.
J’accompagne les personnes acouphéniques et hyperacousiques (phobie du bruit). Pour la majorité d’entre elles il est difficile d’être opérationnelles tant qu’un phénomène d’habituation au bruit interne et externe ne s’est pas mis en place. Cela signifie souvent des arrêts de travail plus ou moins longs et parfois des incapacités à retourner travailler lorsque le milieu professionnel a favorisé l’apparition des symptômes.
Toute source de stress doit être prise au sérieux car ses effets au long terme génèrent des pathologies.

Quelques suggestions pour entendre et s’entendre.

En cas de fatigue ou d’agression sonore :

. changer physiquement d’environnement en se rendant dans un lieu à l’écart ou de repos
 à disposition. Cette option ne résout pas, par contre, l’effet de contraste qui s’opère lorsque
 la personne revient à son poste de travail,

. se mettre en « retrait » par la sophrologie, (mais aussi méditation et auto-hypnose)
 de l’environnement sonore et en se soustrayant à ses agressions.
 Cette pratique demande un peu d’entrainement mais présente l’avantage d’être
 facilement applicable à tout moment. Elle consiste à apprendre à se relâcher, à 
 mettre son cerveau en position « off » par rapport au bruit et à ne plus l’entendre.

. Rentrer dans le bruit en lâchant les résistances. Faire en quelque sorte « ami/ami » avec
 l’environnement sonore. Cette technique est recommandée plus particulièrement en cas
 d’hyperacousie mais ne dispense pas l’entreprise de veiller au respect des volumes sonores
 légaux.