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Motivation au travail, choisir ou subir

Pourquoi travaillons nous ?

Les raisons de notre motivation peuvent être multiples, certaines plus conscientisées que d’autres :
• gagner de l’argent
• se réaliser socialement,
• contribuer, créer, construire,
• être connu et/ou reconnu,
• tisser un réseau,
• apprendre,
• se lancer des défis,
• mettre son savoir au service de la collectivité.

Mais cela peut être aussi :
• parce que c’est "normal",
• parce cela me donne une identité,
• parce que cela a toujours été,
• parce que je ne suis pas un « fainéant »
• pour succéder à mes parents,
• pour faire comme tout le monde,
• pour montrer l’exemple.

Entre croyances, obligations et réel plaisir, les raisons ne sont pas toujours faciles à identifier. Cependant pouvoir comprendre notre motivation nous permet d’identifier notre mode de fonctionnement et les leviers sur lesquels agir en cas de baisse ou de perte de motivation.

Choisir ou subir, une question fondamentale

Lorsque nous avons l’impression de subir notre vie professionnelle plutôt que de la choisir, cela impacte notre motivation pour continuer sur la même voie.

Subir signifie perte de "pouvoir", être dépendant de facteurs et décisions extérieures alors que choisir permet d être pleinement responsable de ses actes et de conserver son pouvoir décisionnel et d’action.

Quel lien y a t-il avec la motivation ?

Choisir est plutôt liée à une motivation intrinsèque alors que subir découle plus fréquemment d’une motivation extrinsèque.

La motivation intrinsèque correspond à notre volonté spontanée, une vibration intérieure. C’est ressentir un profond désir à exercer sa profession indépendamment d’autres critères.

La motivation extrinsèque est alimentée par un facteur extérieur, recevoir une prime, obtenir une promotion, un statut, etc….

Lorsque notre motivation est extrinsèque nous sommes exposés au risque de ne pas obtenir ce que nous espérons (prime, promotion, statut et autre) et de fait, plus sujets à la frustration et à l’impression de subir la situation.

Plus la motivation est intrasèque, moins le risque de frustration et de démotivation est présent.

Dans quelle catégorie se situe notre motivation ?

Pour identifier dans quelle catégorie se situe notre motivation, nous pouvons nous demander : « Pourquoi sommes-nous dans cet emploi en ce moment » ? Est-ce pour gagner de l’argent, avoir une progression de carrière, investir, ... ? Dans ce cas, nous sommes extrinsèquement motivés.

A contrario, est-ce pour mettre notre savoir, nos compétences au service de notre entourage, de l’entreprise et progresser dans l’apprentissage quelque soit l’environnement et le retour sur investissement ? Dans ce cas nous sommes intrinsèquement motivés.

Que faire lorsque notre motivation diminue ?

Commençons par identifier la source de notre motivation.
Exemple : une progression de carrière.

Déterminons les actions à poser. 
Exemple : prendre rv avec notre supérieur hiérarchique pour demander une évolution.
Plusieurs options se présentent :
1. La demande est entendue et satisfaite.
2. La demande est entendue mais ne peut pas être satisfaite dans l’immédiat.
3. La demande est entendue mais ne peut être satisfaite que sous certaines conditions.
4. La demande ne peut pas être satisfaite.

Nous pouvons alors décider de choisir ou subir. 

Choisir : être en accord, rentrer en action ce qui va générer une motivation constante ou augmentée.
• Option 2 : Nous choisissons d’attendre en posant une date limite. 
• Option 3 : Nous choisissons de répondre aux critères. 
• Option 4 : Nous choisissons de rester dans la situation malgré le fait que nous n’avons pas obtenu ce que nous souhaitons et redirigeons notre motivation sur un autre critère ou nous partons.

Subir : être en désaccord, rester inactif, ce qui va générer de la frustration et une baisse de motivation. 
• Option 2 : Nous sommes insatisfaits de devoir attendre et ne savons pas jusqu’à quand.
• Option 3 : Nous sommes insatisfaits de devoir accomplir d’autres actions pour obtenir ce que nous voulons et peu enclins à le faire.
• Option 4 : Nous sommes insatisfaits de ne pas obtenir ce que nous voulons et nous ne savons plus quoi faire vis-à-vis de cette situation.

La différence entre choisir et subir peut être subtile. L’action consiste dans certains cas uniquement à changer de posture.

Exercice pratique 

En posture assise, fermez les yeux, détendez progressivement l’ensemble du corps en commençant par la tête, continuez à détendre le cou, la nuque, les épaules, les bras, le thorax, le dos, le ventre, le bassin et les jambes. Laissez venir dans votre champ de conscience une situation professionnelle qui vous tient à cœur.

Répondez aux questions ci-dessous que vous aurez préalablement enregistrées, et laissez venir les réponses, prenez tout le temps nécessaire. Vous pouvez aussi demander à une personne de vous les lire.

• Quel est votre point de départ ? Dans quelle situation êtes vous ?
• Qu’est ce qui vous motive à être là où vous êtes ?
• Où voulez vous allez ou que voulez vous obtenir ?
• Quelles sont les actions à poser pour faire avancer votre situation ?
• Quels sont les freins ?
• Que choisissez-vous de faire pour dépasser ces freins ?

En conclusion, il est possible de retrouver sa motivation en identifiant à quoi elle est reliée, puis de poser les actions en conséquence. 

Il est important d’avoir conscience également que la motivation, le fait de choisir ou de "subir", ont un impact sur notre énergie et notre santé. Rester dans une situation avec une faible motivation ou plus de motivation est néfaste à moyen et long terme. 

Lorsque nous choisissons, nous ne subissons plus.

Notre motivation évolue, change, se transforme en permanence. Avant de prendre un poste il nous est souvent demandé de rédiger une lettre de motivation. Nous pouvons refaire régulièrement cet exercice pour s’assurer que nos motifs sont restés à l’identique. Dans le cas contraire, changer son mode d’action est une clé pour conserver son énergie et son bien-être.