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Conduite du changement / Modéliser les enfants

Septembre ! Nombreux sont ceux qui ont repris le chemin de l’école ou de l’entreprise. Pour plusieurs d’entre nous, la rentrée sonne comme un nouveau départ.

Pour les enfants, c’est un vrai challenge dont les adultes peuvent s’inspirer dans leur conduite du changement.

En effet les défis auxquels sont confrontés les enfants à la rentrée sont multiples car la nouveauté est omniprésente : l’école, la classe, les amis, les professeurs, la pédagogie propre à chaque enseignant, l’emploi du temps, les rythmes et bien sûr les apprentissages.

Alors quel parallèle peut on faire entre l’école ou le milieu professionnel des adultes en terme de changement ?

Milieu professionnel, faire du changement un nouveau paradigme

Grâce à la rentrée scolaire qui s’opère tous les ans, nous pouvons faire le constat que les enfants sont plus aptes à rebondir sur la nouveauté que les adultes. Pourquoi ? Car ils sont régulièrement exposés au changement. Comme ce changement est vécu comme « normal », les bénéfices secondaires associés sont nombreux :

• Une nouvelle identité, un nouveau départ.
• Une progression, être dans l’étape supérieure par rapport à l’année précédente. 
• Une responsabilisation et une autonomie accrues.
• Une reconnaissance d’affirmation par l’entourage parental et familial.
• L’acquisition de nouvelles capacités.
• Une curiosité et créativité satisfaites par de nouveaux apprentissages.
• Une ouverture sociale avec la possibilité d’élargir son cercle d’amis.

Changer c’est accepter de quitter « quelque chose » pour mettre « autre chose » à la place. L’acceptation du changement permet d’avancer et de progresser. La vie étant mouvement, il est impossible d’y résister.

En milieu professionnel, une personne qui reste de nombreuses années au même poste sans aucun changement va s’exposer au phénomène inverse, elle va régresser.

L’expérience acquise par l’ancienneté a de la valeur mais elle n’est pas suffisante. Pour qu’une personne soit opérationnelle dans son milieu professionnel, il est nécessaire qu’elle se mette régulièrement « à jour ».

Une "rentrée annuelle" en milieu professionnel, pourquoi pas ?

Pourquoi ne pas appliquer au milieu professionnel une « rentrée annuelle » comme dans le milieu scolaire ?

Dans de nombreuses entreprises, chaque année « une définition des objectifs » est proposée. Elle est sensée booster les collaborateurs et les orienter vers un but précis à atteindre mais elle ne concerne souvent qu’un nombre limité de collaborateurs et n’est pas forcément synonyme de progression et d’épanouissement.

Pour reprendre l’analogie avec l’école, retenir l’idée « d’une rentrée » en milieu professionnel affiche la volonté de faire « table rase » d’un certain nombre d’éléments qui ne sont plus adaptés aux collaborateurs et/ou à l’entreprise et d’en changer pour le bien de tous.

L’erreur si souvent commise étant de reprendre des méthodes anciennes et de chercher à les améliorer alors que les méthodes elles-mêmes et les modes de pensées ne conviennent plus.

Le changement comme facteur d’épanouissement et d’expansion.

Lorsque le cocon devient trop petit, le futur papillon doit en sortir pour exister.
Le cocon c’est le connu, les repères, la routine, l’absence de stimulation.

Le changement c’est l’inconnu, le champ des possibles.

Lorsqu’on définit des objectifs, une trajectoire est donnée en faisant référence au passé et on fait monter les collaborateurs en compétences pour y arriver.

A contrario, choisir le changement, c’est se donner la possibilité de lâcher tous les anciens fonctionnements et aptitudes et laisser la place à la nouveauté.

D’un point de vue scolaire

Un enfant à la rentrée, se recréer une nouvelle identité, ce qui lui permet de ne plus être impacté par les jugements ni les blocages antérieurs. L’été est passé, il a grandi et s’il a rencontré des difficultés avec tel professeur ou tel programme l’année précédente il sait qu’il peut en changer. Il peut donc restaurer la confiance en lui et redémarrer sur de nouvelles bases.

S’il se sentait à l’étroit ou pas à sa place, il sait qu’à la rentrée il va intégrer un nouvel environnement.

Quant à l’acquisition des compétences, il est conscient qu’elle fluctue en fonction de nombreux paramètres : la nouveauté de la matière, les bases qu’il a déjà acquises, l’intérêt qu’il porte à la matière voire au professeur.

Plus l’enfant avance dans sa scolarité plus il est conscient que la nouveauté de la rentrée est un atout. Il apprend, il progresse, il développe de nouvelles capacités sur un temps relativement court. Cela stimule sa curiosité et sa créativité.

D’un point de vue professionnel

La rentrée, après l’été, en milieu professionnel est rarement synonyme de changement pour les collaborateurs. Hormis quelques cas spécifiques, la majorité d’entre eux reprennent le chemin du travail avec l’idée de retrouver en l’état ce qu’ils ont laissé. Et lorsque l’environnement ne convient plus, c’est générateur de stress.

Il n’est pas toujours possible de changer immédiatement l’environnement mais il est possible de l’aborder différemment.

C’est là que la modélisation de la rentrée scolaire prend tout son sens.

Se positionner dans une attitude de changement permet déjà de modifier sa posture.
Elle offre à la personne un confort psychique supplémentaire car elle ne se sent plus coincée dans une situation. Elle s’offre, tout comme l’enfant à chaque rentrée, la possibilité de se « réinventer ». Ne plus subir permet d’être pleinement acteur.

Changement d’image et de posture, comment faire ?

Le changement peut être à l’initiative de l’entreprise ou du collaborateur suivant les cas. Voici une liste de suggestions :

Redéfinir son image, sa place dans l’entreprise en cas d’insatisfaction.
Revoir la vision de sa contribution.

• Identifier les résistances au changement et apporter des solutions adaptées.
Lister les peurs liées au domaine personnel, affectif, familial et prendre conscience de leur impact sur le milieu professionnel.

• Réactiver sa capacité au changement comme une normalité voire une nécessité.
Lister les inconvénients de la stagnation (perte de compétences, d’estime de soi, manque d’innovation…)

• Lister les bénéfices associés pour se donner envie. 
Selon les cas : gain de compétences, de reconnaissance, d’argent, de temps, confiance en soi.

Etre un modèle d’inspiration au sein des équipes en sachant se renouveler. 
Dépoussiérer les croyances et les conditionnements du passé pour les dépasser.

• Stimuler sa créativité voire sa proactivité.
Etre conscient de son potentiel créatif et de l’intérêt d’en faire bénéficier son entourage.

• Et enfin, ETRE A L’ECOUTE DE SES RESSENTIS

Le corps manifeste de façon constante ses besoins, c’est un excellent révélateur de notre état de santé et bien-être. Etre sujet à du stress, des troubles du sommeil, troubles digestif ou d’humeur chroniques indiquent un besoin de changement afin de retrouver l’équilibre.

Pour conclure voici un exercice de travail sur les émotions pour initier le changement :

En posture assise ou debout, fermer les yeux, faites venir dans votre champ de conscience une situation de changement professionnel, quelque peu anxiogène.

Identifier la zone du corps qui répond à l’anxiété, gorge, plexus solaire, estomac, intestin, etc…

Accueillir l’émotion, la vivre comme un explorateur, sans à priori.
Observer, découvrir et écouter ce que l’émotion dit.

Relâcher progressivement la ou les zones impactées en s’aidant de la respiration.
A chaque expiration repousser l’anxiété et installez la détente.

Lorsque le corps est détendu, prendre conscience de l’espace libéré pour la nouveauté.

Prendre quelques instants pour lister mentalement les bénéfices associés à cette nouveauté et les ancrer à l’aide de la respiration. A chaque inspiration ressentir les bienfaits du changement, du renouvellement.

Je vous souhaite une bonne rentrée pleine de nouveautés.